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SoFect et prise en charge du parcours des personnes trans/non binaires

Tarja - Aurifex, farlistener, Florie, Ouzbek

Actuellement, il existe deux types de parcours pour les personnes trans afin d’effectuer leur transition : le parcours « privé » et le parcours « officiel ». Le parcours privé est assuré par les praticiens libéraux. Le parcours officiel s’inscrit dans une démarche au sein d’une unité médicale-transdisciplinaire.

En France, une organisation est présentée comme étant en charge du parcours officiel : Société Française d'Etudes et de prise en Charge de la Transidentité (SoFect). Cette organisation est vivement dénoncée par les associations de défense des droits des personnes trans (OUTrans, par exemple).

Cette organisation cautionne des pratiques qui portent atteintes aux droits des personnes trans et non-binaire : libre choix du praticien, respect de la vie privée et familiale, respect de la dignité humaine…

Voici un bref exposé des motifs qui justifient une dénonciation de cette structure et de ces pratiques.

Présentation de SoFect : La SoFect est un ensemble de professionnels autoproclamés « spécialistes de la transidentité ». Cette organisation est composée en équipes, dont la première est apparue durant la fin des années 70 à Paris. Fin années 80 : La SoFect a fait passer une circulaire dans le ministère de la santé imposant que « pour être totalement remboursé de ses frais de soins, il faut passer par la SoFect. » Celle-ci est illégale car cela entrave le droit des personnes transgenres de choisir leurs praticiens. Cette circulaire était secrète jusqu’en 2004. En 2010, la SoFect a créé différents groupes en France (dont Gretis à Lyon) et se constituent en association de loi 1901.

Théories portées par l’organisation : L’ex-présidente de la SoFect, Colette Chiland, a écrit dans son livre Changer de Sexe : illusion et réalité : « Les personnes trans souffrent d’un problème narcissique ou d’un problème de transmission fantasmatique de désire inconscient des parents. » « Il n’est pas question qu’un transsexuelle mâle biologique, soit féministe. Il ne peut que se conformer de manière caricaturale au stéréotypes sociaux pour se faire reconnaître comme une femme et vice-versa. »

Comment se passe un suivi à la SoFect ? Il y a un suivi psychiatrique de deux ans imposés incluant bilans psychologiques une échelle de féminité et de masculinité basé sur un questionnaire intrusif (par exemple demander à un homme trans’ « comment il se sentait pendant une pénétration vaginale »). Cela indique que les personnes transgenres sont des handicapés mentaux. La décision d’une transition médicale ou d’une future opération doit être acceptés par 3 médecins laissant finalement aucune autonomie à la personne trans pour gérer sa transition. Au niveau du traitement hormonal, les praticiens prescrivent des dosages non adaptés voir dangereux. Il prescrive de l’Androcur (bloqueurs androgène) qui provoque des méningiomes. Le recours à la castration chimique est fréquent, si ce n’est systématique. La castration chirurgicale est également pratiquée : des psychiatres forcent leurs patients à se faire faire une hystérectomie ou une vaginoplastie afin d’éviter toute reproduction des personne trans. Comment se comporte les équipes ? Les dérapages des équipes sont fréquents. Ainsi certaine n’hésitent pas à affirmer devant les familles des propos culpabilisant ou effrayant. Par exemple, l’un d’entre a déclaré devant des proches d’un patient : « Vous savez, il y a beaucoup de personnes trans qui se suicident ». D’autres disent du mal derrière le dos des personnes transgenre, voir les mégenre, ce qui cause une souffrance supplémentaire aux personnes engagées dans le processus.

Quels sont les critères d’accessibilité au parcours SoFect ? Il faut que la personne trans’ ne soit pas mariée, ait plus de 23 ans, pas d’enfant mineur à charge, pas avoir le VIH ou hépatite C, ni être hétérosexuel. Ces critères sont très excluants et ne sont justifiés par aucun fondement scientifique sérieux.

Critiques générales sur la SoFect : La SoFect brouillent les parcours privés de certaines personnes. Ils n’hésitent pas à recourir à menaces par téléphone. Les praticiens de la SoFect exercent une pression chez les praticiens afin que ces derniers obligent les personnes trans’ à aller à la SoFect.
Le parcours actuel de la SoFect, stigmatise les personnes transgenres, les marginalise.

Sources :



Que peut faire le Parti Pirate ?

Le Parti Pirate peut, d’une part, s’engager à demander des enquêtes sanitaire et politique afin de déterminer si les pratiques de la SoFect ne viennent pas porter atteinte à la dignité des personnes trans et ne limitent pas leur droit à la transition. D'autre part, nous devons inciter à la création d’un véritable organe de santé publique en charge de la transidentité

Vu les articles suivants du Code des Pirates :

  • I - Les Pirates sont libres.
  • II - Les Pirates respectent la vie privée.
  • VI - Les Pirates sont solidaires.

Les Pirates affirment leur volonté de :

I) Dénoncer la SoFect et condamner ses méthodes

Le Parti Pirate interpelle les pouvoirs publics sur le scandale sanitaire et humaine que représente les pratiques de la SoFect qui sont de nature à créer une détresse psychologique chez les personnes trans et des répercussions sur la santé physique du fait de traitements inadaptés et dangereux. Le Parti Pirate s’oppose aux pratiques véhiculées par la SoFect en ce qu’elles sont une atteinte à la dignité des personnes trans et au respect de leur vie privée.

II) Mettre en place un parcours juste et inclusif

Les Pirates souhaitent instaurer un parcours inclusif pour les personnes transgenres et non-binaires, et ce, indépendamment de leurs origines raciales ou ethniques, leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, leur orientation sexuelle ou leur état de santé. Nous voulons que les praticiens soient formés sur la transidentité par des personnes transgenres et non-binaires pour éviter tout dérapage transphobe et embyphobe (discriminations envers les personnes Non-Binaires).

III) Abolir la psychiatrisation des personnes transgenres

Il faut mettre un terme à la psychiatrisation des personnes transgenres et non binaires en arrêtant de les forcer à avoir un suivi psychologique et psychiatrique pour pouvoir accéder aux changements d’état civils et/ou des opérations chirurgicales.

IV) Permettre l’accès au parcours de transition aux mineurs de plus de 16 ans

Le Parti Pirate veut autoriser l’accès au parcours de transition pour les personnes transgenres à partir de 16 ans avec accord du ou des représentants légaux.


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  • Leiopar
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